Notre note
Note des visiteurs
VN:F [1.9.22_1171]
Moyenne: 3.6/5 (5 votes)






L’Apollonide – souvenirs de la maison close

Résumé: Un bordel distingué

Paris, à l'orée du 20ème siècle. Dans une maison close à l'atmosphère feutrée, les filles comblent les fantasmes d'hommes bourgeois. Il y a l'exotique Samira (Hafsia Herzi) et la gracile Clothilde (Céline Sallete), la préférée d'un peintre obsédé par l'anatomie des vagins. La piquante Julie (Jasmine Trinca) se persuade qu'un client souhaite l'épouser. Quant à la belle Madeleine (Alice Barnole), dite "La Juive", elle n'aurait jamais dû accepter de se faire ligoter au lit par un habitué... La bouche défigurée, on la surnommera "La femme qui rit".

Poésie et onirisme

Le cinéaste Bertand Bonello sublime le spleen, perceptible autant chez les prostituées que leurs clients. De son film émane une poésie toxique, laquelle touche les spectateurs qui se laissent volontiers emporter dans un cadre aux contours flous. Un travail d'orfèvre sur l'ambiance, en particulier sur les sons, donne l'impression d'assister à un rêve éveillé. Sensation renforcée par l'intrusion d'éléments oniriques, hautement symboliques. Le jeu des actrices est formidable. "L'Apollonide - souvenirs de la maison close" aurait pu toucher à la perfection, en nous épargnant deux ou trois dialogues qui sonnent un peu creux.

Laisser un commentaire: